AVEC : FANNY PIMPURNIAUX, ALLEN VALLIÈRES, CHANTAL DUMAS, SOLEDAD COYOLI, JÉRÔME JOY, KASEY POCIUS, AMBROISE VESAC, VAGIN SOLEIL ET VOLKMAR KLIEN \\\\\\
La représentation est le 7 mai à la Mezzanine et à l’Agora de Hexagram au Cœur des Sciences de 15h00 à 21h30 (pause souper de 18h à 19h). Voici l’horaire complet :
15h-17h : Spatialités sonores et transduction des genres : première série
Fanny Pimpurniaux (Rouyn-Noranda)
Allen Vallières (Montréal)
Chantal Dumas (Montréal)
Soledad Coyoli (Montréal)
Jérôme Joy (Saint-Nazaire)
17h00-18h00 : Table ronde avec les compositeurs.trices du jour et du soir
Animateur : Éric Létourneau
18h00-19h00 : Pause pour le souper (sur place)
19h00 – 21h00 : Spatialités sonores et transduction des genres : deuxième série
Kasey Pocius (Montréal)
Ambroise Vesac (Rouyn-Noranda)
Vagin Soleil (Saint-Alphonse-Rodriguez)
Volkmar Klien (Vienne)
21h00-21h30 : Performance LASER par Augur’s Wand (Montréal)
Tout public (général, membres, partenaires)
Spatialités sonores et transduction des genres
Il s’agit d’un concert d’expérimentation sonore et interdisciplinaire.
S’inscrivant dans la continuité du projet Arts sonores et transduction des genres, cet événement propose d’ouvrir la réflexion à la question de la spatialité dans la création sonore, musicale et performative. Comment le son, dans sa matérialité vibratoire et sa propagation dans l’espace, participe-t-il à reconfigurer les rapports entre les corps, les identités et les formes artistiques ?
La spatialité, ici, ne se réduit pas à un simple cadre de diffusion ou à une dimension technologique de la spatialisation sonore. Elle constitue un principe actif de relation, une dynamique de transduction où se rejouent continuellement les frontières entre intérieur et extérieur, local et global, intime et collectif. Comme la transduction simondonienne, le son se déploie de proche en proche : il traverse, module, transforme les milieux et les subjectivités qu’il rencontre.
Dans cette perspective, l’espace devient médium, matière et acteur de l’œuvre. La propagation sonore, ses interférences, ses résonances et ses silences, agissent comme autant d’opérations transductives qui reconfigurent les genres — au sens d’identités de genre, de genres musicaux, mais aussi de genres de présence et de relation. Explorer la spatialité, c’est dès lors interroger la plasticité même des catégories qui fondent nos manières d’écouter, de performer, d’habiter ensemble.
L’événement invite ainsi artistes, chercheur·euses et auditeur·trices à expérimenter des dispositifs où le son devient un agent de passage et de transformation : concerts immersifs et performatifs, créations radiophoniques, installations multicanales, expériences téléprésentielles ou in situ, croisements entre discours théorique et acte sonore. Ces formes hétérogènes cherchent à activer des espaces d’écoute transductifs, où le sensible, le politique et le poétique s’entrelacent sans hiérarchie ni fixité.
Following the project Sound Arts and the Transduction of Genres, this event expands the reflection to the question of spatiality in sonic, musical, and performative creation. How does sound—through its vibratory materiality and its propagation through space—participate in reconfiguring the relationships between bodies, identities, and artistic forms?
Here, spatiality is not merely a framework for diffusion or a technological dimension of sound spatialization. It is an active principle of relation, a transductive dynamic in which the boundaries between interior and exterior, local and global, intimate and collective are constantly re-enacted. Like Simondon’s notion of transduction, sound unfolds progressively: it traverses, modulates, and transforms the environments and subjectivities it encounters.
In this perspective, space becomes medium, matter, and agent of the work. Sonic propagation—its interferences, resonances, and silences—acts as a series of transductive operations that reconfigure genres: not only gender identities or musical genres, but also genres of presence and relation. To explore spatiality thus means to question the very plasticity of the categories that shape our ways of listening, performing, and cohabiting.
The event invites artists, researchers, and listeners to experiment with dispositifs where sound becomes an agent of passage and transformation: immersive or performative concerts, radiophonic creations, multichannel installations, telepresent or site-specific experiments, and hybrid encounters between theoretical discourse and sonic act. These heterogeneous forms aim to activate transductive listening spaces, where the sensible, the political, and the poetic are intertwined without hierarchy or fixity.
PARTICIPANTS:
Jean-Ambroise Vesac (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue)
Jean-Ambroise Vesac est chercheur, pédagogue et artiste en création numérique à l’UQAT. Son travail explore les réalités mixtes, les dynamiques d’interaction homme-machine et les formes d’hybridation culturelle, notamment à travers la performance audiovisuelle interactive en environnements virtuels.
Jean-Ambroise Vesac is a researcher, educator, and digital creation artist at UQAT. His work explores mixed realities, human-machine interaction dynamics, and forms of cultural hybridization, notably through interactive audiovisual performance in virtual environments.
Vagin Soleil (Université du Québec à Montréal)
Vagin Soleil propose de détruire toute velléité conceptuelle considérer Diderot-Québec comme un soubresaut de l’histoire transbiographique de la Sainte-Éthique. En altérant le bas du corps noir (ou, « le cas du bord noir »), la matérialité de l’anti-matière et l’impermanence de l’évolution économique, ce collectif célèbre des moments fugitifs où la culture tente de souiller la marchandise. Vagin Soleil regroupe des musicien.ne.e, tangibles ou intangibles, notamment Karen Eliott Trudeau et Monty Cantsin Lehman, figures mystérieuses et talentueuses de l’underground et des musiques exploratoires au Québec et en Pologne depuis les années 1980.
Vagin Soleil proposes to dismantle any conceptual ambition and to regard Diderot-Québec as a convulsion within the transbiographical history of the Holy-Ethic. By altering the lower black body (or “the case of the black edge”), the materiality of antimatter, and the impermanence of economic evolution, the collective celebrates fleeting moments in which culture attempts to defile the commodity. Vagin Soleil brings together musicians—tangible or intangible—including Karen Eliott Trudeau and Monty Cantsin Lehman, mysterious and talented figures from the underground and exploratory music scenes in Quebec and Poland since the 1980s.
Volkmar Klien (Anton Bruckner Privatuniversität)
D’origine viannoise, Volkmar Klien a passé son enfance plongé dans la vie musicale de la ville et ses grandes traditions. S’appuyant sur cet héritage, il s’efforce aujourd’hui d’élargir les pratiques traditionnelles de composition, de production et d’écoute bien au-delà du cadre établi de la musique de concert. Il travaille dans divers domaines des arts audibles — et parfois inaudibles —, explorant les multiples liens entre les différents modes de perception humaine, les sphères de la représentation et les rôles que celles-ci jouent dans la production collective de sens.
Growing up in Vienna Volkmar Klien spent his childhood engulfed in the city’s rich musical life with all its glorious traditions and engrained rituals. Working from this background Volkmar Klien today strives to extend traditional practices of composing, producing and listening far beyond the established settings of concert music. He works in various areas of the audible and occasionally inaudible arts navigating the manifold links in-between the different modes of human perception, the spheres of presentation and the roles these play in the communal generation of meaning.
Kasey Pocius (Concordia University)
Kasey Pocius est un·e artiste intermédia de genre fluide et chercheur·euse basé·e à Montréal, enseignant·e à Concordia et actif·ve au sein du CIRMMT, de l’IDMIL, du LePARC et du GRMS. Iel crée des œuvres électroacoustiques et audiovisuelles qui explorent l’électronique interactive, le son spatial et l’improvisation collaborative, avec des pièces programmées à l’échelle mondiale, des espaces DIY à Harvard. kaseypocius.ca
Kasey Pocius is a gender-fluid intermedia artist and researcher based in Montreal, teaching at Concordia and active within CIRMMT, IDMIL, LePARC, and GRMS. They create electroacoustic and audiovisual works that explore interactive electronics, spatial sound, and collaborative improvisation, with pieces presented internationally, from DIY spaces to Harvard.
Augur’s Wand (Concordia University)
Augur’s Wand est un duo de musique visuelle composé du compositeur Kristian North (membre étudiant, Concordia) et de l’artiste-ingénieur Mike Cassidy. À l’aide de Phosphene, leur synthétiseur sur mesure, ils donnent vie à des performances cinétiques mêlant son et laser, où le son, la couleur et la forme naissent d’une impulsion électrique commune. Poursuivant la lignée archéologique des médias basés sur les signaux, ils cherchent à transcender les hiérarchies audiovisuelles en privilégiant les atmosphères ressenties et les constantes de forme synesthésiques.
Augur’s Wand is the visual music duo of composer Kristian North (Student Member, Concordia) and artist-engineer Mike Cassidy. Using Phosphene, their custom synthesiser, they animate kinetic audio-laser performances where sound, colour, and form emerge from a shared electrical pulse. Extending the archaeological lineage of signal-based media, they seek transcendence of audio-visual hierarchies by prioritising felt atmospheres and synaesthetic form constants.
Fanny Pimpurniaux (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue)
Fanny Pimpurniaux développe une pratique à la croisée de l’art numérique et des environnements immersifs. Diplômée en création numérique et nouveaux médias, elle conçoit des expériences qui articulent son, image et espace au sein de dispositifs sensibles et interactifs. Son travail ne se limite pas à une recherche esthétique : il s’inscrit dans une réflexion sur les limites des technologies et les systèmes qui façonnent notre perception. À travers des installations immersives, elle explore des processus de transformation où les médiums se contaminent, se traduisent et se recomposent. En créant des environnements instables et évolutifs, elle invite le public à expérimenter une perception en constante mutation, et à interroger sa manière d’habiter et de comprendre le réel.
Fanny Pimpurniaux develops a practice at the intersection of digital art and immersive environments. A graduate in digital creation and new media, she designs experiences that bring together sound, image, and space within sensitive and interactive frameworks. Her work goes beyond aesthetic research; it engages with questions about the limits of technology and the systems that shape our perception. Through immersive installations, she explores processes of transformation in which media intersect, translate into one another, and recombine. By creating unstable and evolving environments, she invites audiences to experience perception as something in constant flux, and to question how they inhabit and understand reality.
Allen Vallières (Université du Québec à Montréal)
Allen Vallières est agent de développement culturel numérique membre du Réseau ADN.Pour l’ARCQ, son mandat est d’accompagner les trente-sept radios membres de l’Association dans leur transformation numérique : streaming haute définition, balado, découvrabilité, médias sociaux, métavers, développement de site, stratégie numérique, infolettre, écrire pour le Web, monétisation, etc. Allen cumule trente-sept ans d’expérience en radio, dont la production d’émissions culturelles, Programme de Star à Rock-Détente, son fil d’Ariane vers la production de podcasts pour Productions du garde-robe, son entreprise de production mobile et d’accompagnement en création de balados. La dernière année et demie, Allen a produit soixante-quatre heures de contenu vidéo pour un projet de formation continue pour les trois associations des médias communautaires : l’ARCQ, l’AMECQ et la FEDETVC. Allen Vallières is a digital cultural development officer and a member of the Réseau ADN.
For the ARCQ, his role is to support the Association’s thirty-seven member radio stations in their digital transformation, including high-definition streaming, podcasting, discoverability, social media, the metaverse, website development, digital strategy, newsletters, writing for the web, monetization, and more. Allen brings thirty-seven years of experience in radio, including producing cultural programs such as *Programme de Star* on Rock-Détente, which served as his pathway into podcast production for Productions du garde-robe, his mobile production and podcast creation support company. Over the past year and a half, Allen has produced sixty-four hours of video content for a continuing education project serving the three community media associations: ARCQ, AMECQ, and FEDETVC.
Chantal Dumas (Université du Québec à Montréal)
Artiste sonore montréalaise, Chantal Dumas explore le médium du son depuis plus de 30 ans. Son travail donne forme à une oeuvre personnelle, intimiste, et originale qui s’incarne sous forme de narration, de paysage sonore, de composition, de parcours d’écoute et d’installation. Les années ont mis en lumière une récurrence thématique (espace, temps, territoire) soulignant ainsi une conscience environnementale qui se conjugue à un intérêt marqué pour l’écoute. En 2011, Dumas obtint le Studio du Québec à New York (CALQ) et en 2016 le Studio des Récollets à Paris (CALQ). Au fil du temps, elle occupa de nombreuses résidences d’artistes (dont Banff, Sporobole, Oboro, Avatar, Ad Mare, New Adventure In Sound Art, ). Elle a reçu les prix Opus-Concert en musique électroacoustique (2009, Qc) et les prix Bohemia (République tchèque) et Phonurgia Nova (Fr) en radio. Son album Oscillations planétaires qui évoque le monde géologique fut finaliste au Prix Opus 2019-20: Album de l’année. Son travail a été largement diffusé sur les radios publiques européennes et lors de festivals ici et à l’étranger. À l’automne 2023, elle a co-organisa avec Frédéric Dallaire le colloque Le Partage des écoutes associé à la Faculté des arts et des sciences – Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques de l’Université de Montréal. Elle est régulièrement invitée à participer à des projets en médiation culturelle dans différents contextes (MeM, RAAM, Les Incomplètes, Espace Projet) où elle invite le public à partir à la découverte de territoires sonores. Dans cet esprit, elle a réalisé en collaboration avec Magali Babin le parcours d’écoute Villeray acoustique. (https://mtlacoustique.com) En tant que conceptrice sonore, elle participe aussi à de nombreux projets. Ce qui l’a amené à travailler avec des auteurs tels Simon Dumas et Nicole Brassard pour le spectacle multidisciplinaire Le désert mauve, une adaptation libre du roman de Nicole Brossard. Amélie Prévost, Sylvain Campeau, Fortner Anderson, Réjane Bougé, Geneviève Letarte, Chantal Neveu sont aussi du nombre. Il y a aussi Roxham, projet sur la migration du photographe Michel Huneault, produit par l’ONF Interactive Web et aussi Caroline Martel, Florian Grond.
Montreal-based sound artist Chantal Dumas has been exploring the medium of sound for over 30 years. Her work takes shape as a personal, intimate, and original body of work expressed through narration, soundscape, composition, listening journeys, and installations. Over the years, recurring themes (space, time, territory) have emerged, highlighting an environmental awareness combined with a strong interest in listening. In 2011, Dumas was awarded the Studio du Québec in New York (CALQ), and in 2016 the Studio des Récollets in Paris (CALQ). Over time, she has held numerous artist residencies (including Banff, Sporobole, Oboro, Avatar, Ad Mare, New Adventure in Sound Art). She received the Opus Awards in electroacoustic music (2009, Quebec), as well as the Bohemia (Czech Republic) and Phonurgia Nova (France) awards in radio. Her album Oscillations planétaires, which evokes the geological world, was a finalist for the Opus Prize 2019–20: Album of the Year. Her work has been widely broadcast on European public radio and presented at festivals locally and internationally. In the fall of 2023, she co-organized, with Frédéric Dallaire, the symposium Le Partage des écoutes, associated with the Faculty of Arts and Sciences – Department of Art History and Film Studies at the Université de Montréal. She is regularly invited to take part in cultural mediation projects in various contexts (MeM, RAAM, Les Incomplètes, Espace Projet), where she invites the public to explore sonic territories. In this spirit, she collaborated with Magali Babin on the listening path Villeray acoustique (https://mtlacoustique.com). As a sound designer, she also contributes to numerous projects. This has led her to work with writers such as Simon Dumas and Nicole Brossard on the multidisciplinary performance Le désert mauve, a free adaptation of Brossard’s novel. She has also collaborated with Amélie Prévost, Sylvain Campeau, Fortner Anderson, Réjane Bougé, Geneviève Letarte, and Chantal Neveu, as well as on Roxham, a migration-focused project by photographer Michel Huneault, produced by the NFB Interactive, and with Caroline Martel and Florian Grond.
Soledad Coyoli (Université du Québec à Montréal)
Lx chanteur·euse et compositeur·ice Soledad Coyoli a grandi entre les peintures surréalistes de Leonora Carrington et Remedios Varo, les sculptures de sa grand-mère, la Malinche, la llorona, les pièces détachées des robots de son oncle et la musique sacrée que son père écoutait. Son travail sonore s’inspire de la tradition de la chanson mexicaine, et s’intéresse à la rencontre entre différentes voix / langues / cultures / technologies, ainsi qu’aux racines identitaires náhuatl (son nom signifie « clochette » en náhuatl). Sa musique, lauréate de l’UNESCO-ASCHBERG en 2014, a été présentée dans certains des centres culturels les plus importants du Mexique, tels que le MUAC (Musée Universitaire d’art Contemporain), le musée Franz Mayer et le Centre de Culture numérique à la ville de Mexique. Depuis son arrivée à Tiohtiá:ke/Mooniyang/Montréal, son travail a trouvé une nouvelle orientation : la voix et le corps comme territoires uniques, propres et non répétables, mais aussi comme matières fluides, mystérieuses, mutantes et collaboratives.
Soledad explore des territoires musicaux et corporels métisses, à la recherche d’une racine – d’une identité – d’un nepantla, un mot náhuatl qui signifie « la terre au milieu » qu’iel peut appeler « sa maison ». Singer and composer Soledad Coyoli grew up surrounded by the surrealist paintings of Leonora Carrington and Remedios Varo, her grandmother’s sculptures, the figures of La Malinche and La Llorona, the spare parts of her uncle’s robots, and the sacred music her father listened to. Her sound work draws inspiration from the tradition of Mexican song and explores encounters between different voices, languages, cultures, and technologies, as well as Náhuatl identity roots (her name means “little bell” in Náhuatl). Her music, recipient of the UNESCO-Aschberg award in 2014, has been presented in some of Mexico’s most important cultural institutions, such as the MUAC (University Museum of Contemporary Art), the Franz Mayer Museum, and the Digital Culture Center in Mexico City. Since arriving in Tiohtiá:ke/Mooniyang/Montreal, her work has taken a new direction: the voice and the body as unique, singular, and unrepeatable territories, but also as fluid, mysterious, mutable, and collaborative materials. Soledad explores hybrid musical and bodily territories in search of a root—an identity—a *nepantla*, a Náhuatl word meaning “the land in between,” which she can call “home.”
Jérôme Joy (École nationale supérieure d’art de Bourges)
Artiste, musicien, compositeur, improvisateur, interprète, performeur, et auteur. Co-élabore sans cesse. Son travail se voue radicalement à toutes les formes musicales expérimentales, électro-niques et instrumentales (performances, concerts, récits, partitions, vidéos, radio, etc.) par les crises et les limites qui leur sont propres, en explorant les 90% des registres de fabrication, de dif-fusion, de sensation, d’émotion et de perception du son et de la musique qui restent encore inhabi-tuels. Depuis 10 ans, l’activité d’écriture devient le second milieu sonore et acoustique de son tra-vail musical au travers des notions d’œuvre-milieu, d’écoute de fond et de texte-partition. Il est l’initiateur des projets internationaux : Sobralasolas !, Collective JukeBox, Collective Radio, Ra-dioMatic, nocinema.org, NMSAT (Networked Music & SoundArt Timeline – Historique de l’art so-nore et de la musique en réseau), etc. Il mène actuellement plusieurs iniatives autour d’“Art & Contextes” à partir des pratiques de “musique étendue”. Il a co-dirigé le laboratoire Locus Sonus (2004-2017) avec Peter Sinclair, et le programme de recherche AGGLO (2001-2005) avec Paul Devautour. Il est membre du projet artiviste The Thing (NYC), de Kerminy (Rosporden) et du centre d’artistes Avatar (Qc), et des ensembles noise et harsh noise pizMO, PacJap, QWAT ?, MXPRMNTL, snplimcnepup, Noii et Crétacé Ravage. https://jeromejoy.org/
Artist, musician, composer, improviser, performer, and writer, he is constantly engaged in collaborative creation. His work is radically devoted to all forms of experimental music—electronic and instrumental (performances, concerts, narratives, scores, video, radio, etc.)—through the crises and limits inherent to these forms, exploring the 90% of modes of production, dissemination, sensation, emotion, and perception of sound and music that remain largely uncharted. For the past 10 years, writing has become a second sonic and acoustic medium within his musical practice, through the notions of *work-as-environment*, background listening, and text-as-score. He is the initiator of several international projects, including *Sobralasolas!*, *Collective JukeBox*, *Collective Radio*, *RadioMatic*, *nocinema.org*, and *NMSAT* (Networked Music & SoundArt Timeline—A History of Sound Art and Networked Music). He is currently leading several initiatives around “Art & Contexts,” rooted in practices of “extended music.” He co-directed the Locus Sonus laboratory (2004–2017) with Peter Sinclair, and the AGGLO research program (2001–2005) with Paul Devautour. He is a member of the artivist project *The Thing* (NYC), of Kerminy (Rosporden), and of the artist-run centre Avatar (Quebec), as well as of the noise and harsh noise ensembles pizMO, PacJap, QWAT?, MXPRMNTL, snplimcnepup, Noii, and Crétacé Ravage.